Pourcentage de Temps Avec une INR Suprathérapique chez les Patients En Fibrillation Auriculaire Utilisant Également un Agent Antiplaquettaire Est Associé à un Risque à Long Terme de Démence

Contexte: Les patients atteints de fibrillation auriculaire (FA) courent un risque plus élevé de développer une démence. Les patients atteints de FA traités avec de la warfarine avec un temps insuffisant dans les plages thérapeutiques sont significativement plus susceptibles de développer une démence. Les patients atteints de FA sont également fréquemment traités avec des agents antiplaquettaires en raison d’une maladie vasculaire coexistante. Nous émettons l’hypothèse que les patients atteints de FA avec des traitements anticoagulants et antiplaquettaires seront plus à risque de démence, en particulier avec une exposition chronique à une sur-anticoagulation.

Méthodes: Les patients anticoagulants chroniques recevant de la warfarine (INR cible 2-3) pour la FA et pris en charge par le Service d’anticoagulation du pharmacien clinicien d’Intermountain Healthcare (CPAS) sous des agents antiplaquettaires simultanés sans antécédents de démence ou d’accident vasculaire cérébral / AIT ont été inclus. Le résultat principal était la présence de démence définie par les codes CIM-9 déterminés par un neurologue. Le pourcentage de temps avec un INR > 3,0 a été déterminé puis comparé par 3 strates < 10% (n= 340), 10-24% (n= 417), ≥25% (n = 235). La régression multivariable du risque de Cox a été utilisée pour déterminer l’incidence de la démence en pourcentage de temps.

Résultats: Un total de 992 patients ont été étudiés. Les patients présentant un INR >3 plus de 25% du temps étaient 2,40 fois plus susceptibles de développer une démence (P = 0,04). Une comparaison entre le groupe < 10% et le groupe 10-24,9% avec INR >3 n’a indiqué aucune différence de risque de développement de démence (P = 0,74). Le risque a été significativement augmenté chez les patients utilisant un triple traitement antithrombotique, bien que le nombre de patients dans ce groupe soit faible.

Conclusion: Chez les patients atteints de FA recevant des traitements antiplaquettaires et anticoagulants, le pourcentage de temps exposé à une sur-anticoagulation augmentait le risque de démence. Ces données confirment la possibilité d’une lésion cérébrale chronique due à des micro-saignements en tant que mécanisme sous-jacent à l’association de la FA et de la démence.

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